Quelques souvenirs sont revenus en voyant la cuisine aménagée à l'ancienne où Nicole et Armelle font revivre la journée d'une femme de mineur.
Un peu de patois et le public est conquis et se prend au jeu.
La soirée s'est terminée vers minuit et les anciens mineurs et guides ainsi que leurs épouses
ont pris le pot de l'amitié avant de se quitter satisfaits de cette journée bien remplie d'émotions.
On entend dans les rues minières :
Eh bin nan, nan, Saint’Barbe, all’est pas morte !
Eh bin nan, nan, Saint’Barbe, all’est pas morte !
Viv’ Saint’Barbe !
La Sainte Barbe
Les compagnies minières créent les semaines de Sainte Barbe. A cette période, les mineurs ne remontaient quasiment pas. L’enjeu était le paiement au rendement avec prime, et aucune contrainte d’arrêt de travail. Alors pas de limite dans l’effort ! Combien de mineurs dirent partirent qu’il faisait nuit, et revinrent qu’il faisait nuit brune !Cette sainte, vierge et martyre du IIIème siècle, est la patronne des mineurs. Fêtée le 4 décembre, elle les protège des accidents au fond.
Avant 1914 existait la quinzaine Sainte Barbe : du 16 au 30 novembre inclus. Pendant cette période, les compagnies autorisaient de longues journées de travail (un demi poste de plus par jour), afin d’augmenter la paie des ouvriers, ce qui pouvait aller jusqu’à 75 % d’augmentation. Même le dimanche était considéré comme une journée de travail normale.
Les journées de travail de 10 à 12 heures n’étaient rares pour les ouvriers. Les ouvriers dénomment cette période Grand Saquage.
En 1912, durant cette quinzaine, les salaires passaient de 90-100 francs à 180-200 francs.
La veille de la sainte Barbe, les ouvriers reçoivent leur paie et en profitent pour se retrouver entre camarades de corons.
Le 4 décembre est un jour de grande fête dans la compagnie, une messe exceptionnelle a lieu en présence des mineurs et des ouvriers. Repas familial, tournée des cabarets, chansons, danses, foire de Lens, bal des jeunes gens… sont souvent au programme de cette journée.





